Ministère de la Santé et de la Protection Sociale
Grands Chantiers Achevés
  • EVALUATION DU PNDS 2012-2015 mesurer le progrès et les performances enregistrés dans sa  mise en œuvre
    L’évaluation du PNDS 2012-2015 permettra de mesurer le progrès et les performances enregistrés dans sa  mise en œuvre.
    Il s’agira effectivement de :
    1. Apprécier la cohérence des différents  programmes du  PNDS 2012–2015 et leurs composantes  avec la SCAPE ;
    2. Evaluer l’efficacité du cadre d’action du PNDS :Il s’agit d’évaluer l’impact, les effets et les résultats immédiats du PNDS 2012-2015 (Apprécier si le PNDS a produit les résultats escomptés).
    3. Evaluer l’efficience de l’implication budgétaire du Plan National de Développement sanitaire (Il s’agira d’examiner l’adéquation du financement prévisionnel avec le coût réel de la mise en œuvre, les mécanismes de financement, les mécanismes d’exécution financière, le  taux d’exécution ; relever les contraintes et obstacles à l’application du montage financier).
    4. Apprécier les différentes modalités de financement du PNDS :
      1. au regard de la déclaration de Paris et du processus IHP+ ;
      2. par rapport au respect des procédures existantes.
    5. Examiner le processus de planification et de budgétisation du PNDS;
    6. Évaluer la pertinence et la fonctionnalité du mécanisme de suivi-évaluation et de gestion du PNDS ;
    7. Examiner (sur la base des documents de référence sus-cités) si :
      • les problèmes identifiés à résoudre étaient clairs, l’approche était réaliste et appropriée, le plan était pertinent au moment de sa conception ;
      • les objectifs et les résultats du plan étaient définis de manière explicite, quantifiable et précise ;
      • les objectifs immédiats étaient réalisables et si les liens entre les objectifs, les résultats, les activités et les apports étaient clairs, logiques et équilibrés (en proportion).
    8. Déterminer par niveau du système de santé (central, régional, périphérique) les mécanismes de gestion et de développement de partenariat du secteur santé pour la mise en œuvre du PNDS 2012-2015 ;
    9. Examiner le fonctionnement des organes de coordination, leurs produits, l’implication des autorités locales, des partenaires et des personnes ressources, les obstacles rencontrées dans leur fonctionnement ;
    10. Faire la synthèse des acquis, tirer des leçons générales et faire des recommandations de l’observation des objectifs suscités pour l’amélioration du Plan de Développement Sanitaire ;
    11. Proposer des pistes et orientations pour le plan suivant. 
    Les recommandations seront faites au regard de l’examen de chaque orientation stratégique du PNDS, du cadre d’action, de l’implication budgétaire et des mécanismes de suivi-évaluation et de gestion dudit plan.
  • abc Partenariat International pour la Santé (IHP+) Un partenariat mondial qui met en pratique les principes de Paris et d'Accra concernant l'efficacité de l'aide au développement.
    I- But et objectif
    IHP+ n'est ni une nouvelle initiative mondiale indépendante, ni un nouveau mécanisme de financement, Son but est d’améliorer les services de santé et les résultats sanitaires, en particulier pour les populations pauvres et vulnérables. En s’appuyant sur les Principes de la Déclaration de Paris (2005) et l'Agenda d'Action d'Accra (2008) concernant l'efficacité de l'aide:
    • Appropriation nationale
    • Alignement sur les systèmes nationaux
    • Harmonisation entre organismes
    • Gestion axée sur les résultats
    • Responsabilité mutuelle

    II- Qui participe à l’IHP+
    • Pays en développement
    Afrique: Bénin, Burundi, Burkina Faso, Djibouti, Ethiopie, Kenya, Madagascar, Mali, Mauritanie, Mozambique, Niger, Nigeria, Ouganda, République démocratique du Congo, Rwanda, Sénégal, Sierra Léone, Togo, Zambie
    Asie: Cambodge, Népal, Vietnam
    • Pays développés
    Allemagne, Australie, Belgique, Canada, Espagne, Finlande, France, Italie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède
    • Partenaires au développement
    Banque africaine de développement, Banque mondiale, Commission européenne, Fondation Bill et Melinda Gates, Fonds mondial, GAVI, Organisation internationale du travail, OMS, ONUSIDA, PNUD, UNFPA, UNICEF.
    • Société civile à tous les niveaux
    Tout pays ou organisation qui souhaiterait signer le « pacte mondial IHP+ » peut le faire.

    III- Comment un pays peut-il se servir du processus d'IHP+ pour répondre à ces défis?
    Engager un soutien accru à une stratégie sanitaire nationale unique, par:
    1. Un appui au processus national de planification sectorielle
    2. Une confiance accrue des partenaires dans la stratégie, grâce à des « évaluations conjointes »
    3. Un soutien plus unifié des partenaires à la stratégie – via un pacte
    4. Un cadre unique de suivi des résultats pour contrôler la mise en œuvre de la stratégie
    5. Une plus grande responsabilité mutuelle – par le suivi des engagements pris dans le pacte
    VI-Leçons tirés au Togo :
    • Signature du pacte mondial IHP+
    • Lancement du processus national
    • mise à jour de la politique nationale de santé datant de 1998 (MS)
    • Analyse de la situation du secteur de la santé
    • Elaboration du Plan National de Développement Sanitaire 2012-2015
    • Signature du protocole d’entente Gouvernement-Partenaires en  vue d’accélérer la mise en œuvre de la feuille de route pour la signature du compact au Togo.
  • abc CARMMA vise à accélérer la disponibilité et l’utilisation de services de santé maternelle et infantile de qualité
     
    I- CONTEXTE ET JUSTIFICATION
     
    Avec un ratio estimé à 1000 décès pour 100 000 naissances vivantes, l’Afrique au Sud du Sahara a la mortalité maternelle la plus élevée du monde. Sur 130 millions d’enfants qui naissent chaque année dans le monde, environ 4 millions meurent au cours de la période néonatale (durant les quatre premières semaines de vie) dont plus de 1,6 millions en Afrique. De même, chaque année, en Afrique, on enregistre environ 1 million de mort-nés dont au moins 300 000 pendant le travail d’accouchement.
     
    Beaucoup d’initiatives ont été prises pour faire face à la tragédie de la mortalité maternelle et infantile. Parmi ces initiatives, il y a lieu de signaler le Plan d’action Maputo, approuvé par les ministres africains de la santé de l’Union Africaine en septembre 2006. C’est une initiative régionale pour assurer l’accessibilité universelle aux soins de santé sexuelle et de reproduction et contribuer ainsi à l’atteinte des Objectifs 4 et 5 du Millénaire pour le Développement, visant la réduction de la mortalité infantile et maternelle. Ce plan est actuellement mis en œuvre à travers plusieurs pays africains. Cependant, l’atteinte de ces OMD à l’horizon 2015, reste un défi pour beaucoup de pays africains.  
    Face à ce défi, les Ministres de la Santé de l’Union Africaine, lors de leur quatrième session tenue en mai 2009 à Addis-Abeba en Ethiopie, ont envisagé et lancé une stratégie dénommée « Campagne pour l’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMMA)» visant à accélérer la disponibilité et l’utilisation de services de santé maternelle et infantile de qualité.
    Le 09 septembre 2009 à Addis-Abeba, cette initiative des ministres a été soutenue par le Réseau des parlementaires africains pour la promotion et le financement de la santé qui s’est engagé à œuvrer pour son adoption par les parlements nationaux. Le réseau a formulé pour le prochain Sommet des Chefs d’Etat de l’Union Africaine de juillet 2010 en OUGANDA, des recommandations spécifiques sur l’adoption de nouvelles politiques de santé dont l’élimination des frais liés aux soins pour les femmes enceintes et les nouveau-nés, en soutien à la CARMMA.
    A ce jour, 15 pays ont procédé au niveau national au lancement de cette campagne.
    Au Togo, suivant les résultats de l’Enquête Démographique et de Santé au Togo (EDST) 1998, sur 100 000 naissances vivantes, 478 femmes décèdent pour des causes liées à la grossesse ou l’accouchement et 42 nouveau-nés sur 1000 meurent pour des affections diverses. De même, 77 enfants sur 1000 meurent durant leur première année de vie (Enquête MICS 2006). Ces mortalités sont élevées et leur niveaux actuels ne sont pas connus, mais pourraient demeurer élevés, eu égard à la situation peu encourageante de l’offre de soins obstétricaux et néonatals d’urgence (SONU), en lien étroit avec ces mortalités.
     
    En effet, les résultats de l’évaluation des SONU en 2006 indiquent une faible disponibilité et qualité de ces soins. Seuls 18 % des structures sanitaires habiletés à dispenser les SONU de base, avaient les capacités réelles, en termes de compétence du personnel, de disponibilité matérielle et d’intrants médicaux et d’organisation des soins, pour assurer les fonctions essentielles y afférant. Le taux de césariennes (la proportion des complications d’accouchements qui ont abouti à une césarienne) est de 1,6% contre la norme de 5-15% universellement admise. Les besoins de prise en charge des complications d’affection maternelles et néonatales ne sont satisfaits qu’à 12%. Le taux de létalité maternelle (la proportion de femmes qui meurent dans les structures hospitalières, pour les complications liées à la grossesse ou à l’accouchement) est de 5,6% et 12,6% de nouveau-nés admis dans les formations sanitaires pour une quelconque affection, dans les deux premières semaines de leur vie, meurent (taux de létalité néonatale précoce).
     
    Les dernières évaluations des OMD au Togo font état d’une lenteur vers l’atteinte des objectifs 4 et 5 à l’horizon 2015.

    Il est établi que les complications obstétricales (hémorragies, éclampsie, dystocies, infections, complications d’avortement) sont les causes directes de la mortalité maternelle et néonatale. D’autres facteurs comme le dysfonctionnement du système de santé et la faible implication des communautés, occasionnent des retards dans la prise en charge des urgences obstétricales et néonatales préjudiciables à la santé de la mère et du nouveau-né, contre lesquels il est devenu impératif de lutter de manière plus concertée et plus vigoureuse.
     
    C’est pourquoi, le Gouvernement togolais respectueux de ses engagements pris dans les instances régionales ou internationales, spécifiquement sa souscription à la recommandation relative à la CARMMA, s’engage à lancer la campagne.
     
    II- OBJECTIFS DE LA CARMMA
     
    La CARMMA a pour principal objectif d’accélérer les progrès vers l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) N°4 et 5. De manière spécifique, le lancement au Togo vise à:
     
    Intensifier le leadership et l’engagement politiques au niveau national,
    Identifier et œuvrer avec les champions nationaux pour renforcer l’action au niveau national et local,
    Eveiller et maintenir la prise de conscience de tous sur l’urgence d’investir dans la RMM, communautés, leaders d’opinion (leaders religieux, traditionnels, de la société civile et du secteur privé …), prestataires de soins, les parlementaires,
    Renforcer et intégrer les systèmes de santé en développant et mettant en œuvre  des plans en vue  de la fourniture d’un nombre restreint d’interventions d’impact élevé.III- STRATEGIES DU LANCEMENT

    Les stratégies à utiliser sont essentiellement:
     
    -          La mise en place d’un comité de pilotage avec des commissions techniques ;
    -          le plaidoyer pour l’implication des plus hautes autorités ;
    -          l’utilisation des canaux de communications: media et affiches, vedettes de la chanson, artistes, panneaux géants, jeux de football;
    -          le partenariat : des réunions de concertation sont envisagées entre les partenaires d’appui notamment les responsables des agences du Système des Nations Unies ;
    -          la mobilisation des ressources pour la campagne, à travers des contacts individuels, des tables rondes et déjeuner de travail avec les opérateurs économiques, les diplomates.
     
    IV- RESULTATS ATTENDUS
     
    Au terme de ce lancement, les résultats suivant sont attendus:
     
    le leadership et l’engagement des autorités nationales en faveur de la Réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile sont renforcés,
    des champions nationaux, les leaders d’opinions (les leaders religieux, traditionnels), ainsi que les responsables d’entreprise sont impliqués dans l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle,
    les communautés se sentent concernées et sont engagées en faveur de la lutte contre la MMI,
    l’offre des services de santé maternelle, néonatale et infantile à haut impact est renforcée dans toutes les communautés durant la campagne,
    les accoucheuses auxiliaires/les sages femmes sont motivées et enthousiastes. 
    V- PARTENARIAT
     
    Afin de réussir cette grande campagne de mobilisation sociale pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile, plusieurs partenaires techniques et financiers seront sollicités pour se mettre ensemble : UNFPA, OMS, UNICEF et autres agences du Système des Nations Unies, PSI, Plan Togo, les Institutions de la Coopération bilatérale ou multilatérale, Secteur privé, les organisations de la société civile, les media publiques et privés.