Ministère de la Santé et de la Protection Sociale

La contractualisation au Centre Hospitalier Universitaire Sylvanus Olympio entre dans sa phase effective



« La contractualisation, un pan dans la lutte contre la corruption, le mauvais accueil, l’arnaque, du retour à l’orthodoxie »
Ça y est! Le CHU Sylvanus Olympio passe sous la contractualisation. Tel que annoncé dans le discours de vœux du chef de l’Etat en janvier 2018, la généralisation du processus de contractualisation de la gestion des hôpitaux du Togo se met en branle.  Ce mardi 24 avril 2018, c’est à partir du CHU Sylvanus Olympio de Lomé que le Président de la République Faure Essozimna Gnassingbé et l’ensemble du gouvernement ont procédé au lancement officiel de cette croisade nationale pour l’amélioration de la qualité de la gestion et des services dans les formations sanitaires togolaises. En marge de cette cérémonie sobre mais solennelle, le Chef de l’Etat n’a laissé nul service du CHU où ses pieds ne sont entrés. Durant près d’une heure il a visité les services de la pédiatrie, la traumatologie, la cardiologie, l'infectiologie, la morgue… pour toucher du doigt les réalités de ce centre hospitalier de référence. 
Une foule d’agents de santé salut chaleureusement le Chef de l’Etat

Le nouveau modèle de économique auquel sera soumise la structure sanitaire, fait déjà ses preuves à Blitta et à Atakpamé, retenues  pour la phase pilote.
 
La contractualisation du CHU Sylvanus Olympio, le plus grand centre hospitalier du pays, a été lancée ce mardi par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, dans une ambiance très cordiale. La contractualisation des structures sanitaires du pays engagée par les pouvoirs publics suit son cours normal. Le CHU Sylvanus Olympio (SO), le plus grand centre hospitalier du pays, vient de rentrer dans la dynamique depuis ce mardi à la suite du lancement par le Chef de l’Etat. Cette politique qui consiste à confier la gestion de l’hôpital à une structure privée, -CREDES pour le Chu SO-, vise à assurer une meilleure gestion des structures sanitaires du pays par une gestion efficiente avec des résultats probants et offrir un service de soins de qualité à la population.

Le lancement de ce programme, au CHUSO ce mardi par le chef de l’Etat vient donc faire échec à la résistance et au grincement des dents de certains chefs de service qui souhaitent entretenir le statu quo : gestion hasardeuse, présence au travail à volonté, prescription de médicament fantaisiste aux clients etc…
Pour le ministre de la santé et de la protection sociale, le professeur Moustafa MIJIYAWA, la contractualisation n’est pas synonyme de privatisation, mais un élément catalyseur de bons résultats.
« L’Etat ne se désengage pas de sa responsabilité. La contractualisation nous permet de trouver des solutions à l’insatisfaction des patients, à la baisse du taux des fréquentations des structures sanitaires du pays. C’est pour rendre un service de qualité à la population, bref l’Etat assurera toutes les charges financières et les besoins et les sociétés contractantes n’auront que la charge de la gestion. Cette mesure n’est pas synonyme de démission de l’Etat mais permettra de redonner confiance au togolais sur les fréquentations des structures sanitaires du pays, a souligné le ministre. Enfin la contractualisation va imposer une gestion orthodoxe. D’ailleurs un tel dispositif n’est pas nouveau dans le système sanitaire du pays. Il est utilisé depuis des années dans les centres médicaux de santé à Nyékonakpoe et UTB-circulaire avec des résultats probants appréciables. Le CHR d’Atakpame, le CHP de Blitta et le CMS de Siou sont tous sous ce régime de gestion depuis quelques mois ». A expliqué le ministre de la santé et de la protection sociale, le professeur Moustafa MIJIYAWA.

Dans la pratique des structures sanitaires, les agents des sociétés contractantes imposeront un régime de bonne gestion dans les opérations, veilleront à la qualité du service rendu, la ponctualité, les comptes bien rendus. Ils auront à veiller au grain au niveau des prescriptions des médicaments, l’achat et son administration au patient. Tout comme le prestataire du CHR d’Atakpamé et du CHP de Blitta, CREDES a pour cahier de charge de contribuer à l’amélioration de la gestion administrative, financière, d’hygiène hospitalière, l’élaboration de stratégies de recouvrement des coûts, amélioration de la gestion des médicaments et des autres produits de santé et le transfert de compétence en matière de gestion hospitalière.

Depuis plus de 30 ans, CREDES offre des services de conseil et d’assistance technique au secteur de la santé en tant que prestataire indépendant, sur l’ensemble des continents. Son champ d’intervention est la santé publique, son expertise porte sur la planification, la gestion, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de projets, de services et de programmes liés au vaste secteur de la santé mis en œuvre dans des pays en voie de développement.
Service de Communication du MSPS