Ministère de la Santé et de la Protection Sociale

Présentation et chiffres clés



La division de la santé familiale érigée en Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant dans le nouvel organigramme du Ministère de la santé, est chargée de la mise en œuvre du programme gouvernemental de la Santé de la mère et de l’enfant.
Malgré les efforts consentis par les parties prenantes, les indicateurs en santé maternelle et infantile même s’ils ont connu une légère amélioration par rapport aux années antérieures, ne sont pas encore satisfaisants.
Il y a eu plusieurs initiatives durant ces quatre dernières années dans le secteur en vue d’améliorer ces indicateurs de santé maternelle et néonatale, notamment :
  • l’amélioration de la prise en charge de la grossesse et de l’accouchement à travers la CPN recentrée incluant la prophylaxie ARV chez les femmes séropositives, l’utilisation systématique du partogramme et la gestion active de la troisième phase de l’accouchement ;
  • la déconcentration des structures offrant les soins obstétricaux et néonataux d’urgence et les soins après avortement par une mise à niveau des hôpitaux de district, régionaux et les CHU en vue d’assurer la prise en charge à plus de 80% des grossesses compliquées à travers : (i) le renforcement en équipements (par exemple une disponibilité plus accrue en ventouse, passant 7% à 30% entre 2012 et 2015 ; en aspirateur de mucosité qui  est passée de 19% à 48% sur la même période et en kit d’accouchement passant de 84% en 2012 à 89% en 2015 dans les établissements de soins enquêtées selon les enquêtes de terrain) ; (ii) la  formation du personnel qualifié sur les fonctions SONU essentielles déficitaires ayant permis l’application de la ventouse et de l’AMIU, la réanimation du nouveau-né  dans toutes les régions. Ainsi, Jusqu’en 2015 des sessions de formations du personnel et l'équipement des formations sanitaires ont permis d'améliorer la capacité opérationnelle de 68 centres SONUB sur les 71 requis (95,77%).
  • le repositionnement de la Planification Familiale à travers la promotion et la mise à échelle des stratégies innovantes (distribution à base communautaire des services PF, organisation des journées porte ouverte, des  stratégies mobile et avancée ; introduction en 2014 de la PF du post-partum notamment le DIUPP dans la région maritime et les savanes ; mise en œuvre du plan de sécurisation des produits contraceptifs).
  • le renforcement de la disponibilité en Sages-femmes et accoucheuses auxiliaires dès 2012 par le programme de volontariat national, renforcée en 2014 par le recrutement de 105 sages-femmes d'Etat dans la fonction publique ayant permis de disposer du personnel qualifié dans les maternités.
  • la subvention de la césarienne traduisant l’engagement de l’Etat pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale ; cette mesure annoncée en 2010 est effective depuis mai 2011 sur toute l’étendue du territoire togolais, plus précisément au sein des structures sanitaires à antenne chirurgicale. L’Etat finance à 90% les coûts divers liés à la césarienne ; les 10% (10.000 FCFA) sont à la charge de la patiente. Ces 10 000 FCFA sont couverts à 100% pour les patientes bénéficiaires de l’INAM.

Des progrès substantiels ont pu être observés en termes de couverture d’accès aux soins essentiels  de santé maternelle et néonatale  quoique les taux de couverture en soins préventifs et curatifs essentiels sont toujours bas au regard des objectifs fixés. En effet,
  • la couverture en SONUB est passée de 18% en 2012 à 43,7% en 2014;
  • le taux d’accouchement assisté par du personnel qualifié a également connu une amélioration, passant de 60% en 2010 à 73% en 2014;
  • le taux de césarienne a augmenté passant de 2,3% en 2010 à 6,4% en 2015.
  • la couverture en CPN est passée de 25,90% en 2012 à 57,2% en 2014 contre une cible attendue de 50% en 2015 ;
  • la prévalence contraceptive moderne a connu une augmentation ; passant de 13,2% (MICS4) 2010 à 16,7% en 2014 (EDST3) mais très insuffisante pour atteindre une prévalence effective minimale de 50% retenue comme cible du PNDS 2012-2015. 


De l’analyse des tendances des estimations de mortalité, il ressort la situation suivante :
  • la mortalité néonatale a enregistré une tendance à la baisse mais assez lente depuis MICS4-2010; passant de 39 à 27 pour 1000 naissances vivantes en 2014 selon les résultats de l’EDST3, contre une cible PNDS de 25 pour 1 000 naissances vivantes attendue en 2015 ;
  • la performance au niveau de la réduction de la mortalité maternelle[1] est nulle par contre. Le taux de mortalité maternelle est passé de 350 en 2008 à 368 pour 100 000 naissances vivantes en 2015 selon « Inter Agency Estimates » contre une cible attendue de 160 en 2015.
  •  
    [1] Le terme « mortalité maternelle » correspond à la notion de « mortalité liée à la grossesse » telle que définie dans la dernière Classification Internationale des Maladies (CIM-10). Selon la CIM-10, un décès lié à la grossesse est défini comme étant le décès d’une femme pendant la grossesse, pendant l’accouchement ou dans les 42 jours suivant la fin de la grossesse, quelle que soit la cause du décès (OMS, 2011).