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Deuxième symposium Chine-Afrique sur le contrôle du paludisme vers son élimination

Publié le : 20 sep 2018
chine palu

Traitement de masse antipaludique à travers le projet FEMSE, « Fast Control of Malaria by Source Elimination »

Le Togo ne saurait rester en marge, dans le regain d’intérêt mondial contre le paludisme. Dans la logique d’aller vers l’élimination du paludisme le Togo à travers le ministère de la santé et de la protection sociale veut saisir l’opportunité de l’expérience de plusieurs années de lutte contre le paludisme initiée par la République Populaire de Chine dans le traitement de masse antipaludique à travers le projet FEMSE, « Fast Control of Malaria by Source Elimination » pour booster son élan contre cette maladie. L’assise s’est tenue le 18 septembre 2018 dans un hôtel de la place à Lomé, en présence du nouvel ambassadeur de Chine au Togo Chao WEIDONG.

Le paludisme constitue non seulement un problème de santé publique mais aussi un frein pour le développement des pays tropicaux surtout ceux au sud du Sahara. Malgré les énormes efforts déployés pour venir à bout de ce fléau, le paludisme continue d’induire de profonds bouleversements socio-économiques.
Pour lutter contre la maladie, le Togo, avec l’appui des partenaires, a élaboré et mis en œuvre des plans stratégiques couvrant les périodes 2001-2005, 2006-2010 et 2011-2015 avec une extension en 2016. Un quatrième plan s’étendant sur la période de 2017 à 2022 est actuellement en cours de mise en œuvre. Pour ce faire, d’importantes ressources ont été mobilisées en faveur de la lutte contre le paludisme. 


« Malgré les efforts consentis dans cette lutte, le paludisme continue de sévir de façon endémique sur l’ensemble du territoire national avec des recrudescences en périodes de pluies. En 2017, cette pathologie avait représenté 37% des consultations en soins externes et 27% des hospitalisations. Les enfants constituent la cible la plus vulnérable et occupent 35% des cas confirmés de paludisme et 54% des hospitalisations dues au paludisme ». A indiqué le docteur ATCHA Obou Tina, Chef du Programme National de Lutte contre le Paludisme.


Les stratégies actuelles de lutte reposent entre autres sur la prévention à travers l’utilisation des Moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA), le Traitement préventif intermittent (TPI) chez les femmes enceintes, la Chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) chez les enfants de moins de 5 ans dans la partie septentrionale du pays ; la prise en charge correcte des cas notamment la confirmation et le traitement avec des combinaisons thérapeutiques à base d’Artémisinine, la communication/mobilisation sociale. Outre ces stratégies, il faut noter également les actions de prévention axées sur les campagnes de distributions des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action MILDA et la sensibilisation permanente menée par les acteurs de santé et leaders communautaires.


La vision mondiale de lutte aujourd’hui est d’éliminer le paludisme. A cet effet, la stratégie technique mondiale 2016-2030 élaborée par l’OMS a pour objectifs entre autres de réduire la mortalité liée au paludisme au plan mondial par rapport à 2015 d’au moins 90% à 2030 ; réduire l’incidence du paludisme au plan mondial par rapport à 2015 d’au moins 90% à 2030 et éliminer le paludisme des pays où il y avait transmission en 2015 dans au moins 35 pays à 2030. Le Togo ne saurait rester en marge, dans ce regain d’intérêt mondial. C’est dans cette logique d’aller vers l’élimination du paludisme que le Ministère de la santé et de la protection sociale a saisi l’opportunité de l’expérience de plusieurs années de lutte contre le paludisme initiée par la République populaire de Chine dans le traitement de masse antipaludique à travers le projet FEMSE, « Fast Control of Malaria by Source Elimination ».


Ce projet, essentiellement communautaire, a été mis en œuvre en phase pilote dans le district sanitaire de l’Est-Mono et a mobilisé les agents de santé communautaire pour traiter la population du district sanitaire de l’Est-Mono avec une combinaison thérapeutique à base d’Artémisinine, l’Artémisinine-Pipéraquine, sous la supervision des agents de santé. Les résultats de l’année 2017, première année de mise en œuvre, ont montré que 99% de la population éligible ont été traités et une baisse de la prévalence du paludisme de 79 à 37%, trois mois après le traitement, a été observée. Les résultats encourageants de ce traitement de masse laissent présager des opportunités dans la lutte contre le paludisme en vue de l’effectivité de son élimination.

« L’organisation de ce symposium Chine-Afrique sur le contrôle du paludisme vers son élimination, deuxième du genre, est donc une occasion de partage des expériences de différents pays notamment les Comores, le Malawi, Sao Tomé-Principe et le Togo dans le traitement de masse. Les échanges au cours de cette rencontre permettront de mieux cerner et discuter de cette stratégie qui, éventuellement, pourrait être complémentaire aux autres stratégies déjà mises en œuvre en vue de l’élimination du paludisme. C’est ici le lieu d’adresser nos sincères remerciements à la République populaire de Chine pour son soutien technique et financier dans la mise en œuvre des projets et programmes de santé. Pour sa part, le Gouvernement togolais ne ménagera aucun effort pour soutenir les actions visant à la promotion de la santé des populations en général et la mise en œuvre du projet « FEMSE » en particulier ». A déclaré le docteur AWOUSSI S. Marcel, Secrétaire Général du ministère de la santé et de la protection sociale, à l’ouverture de ce deuxième Symposium. 


Il est à noté que le deuxième symposium Chine-Togo a connu la présence de plusieurs personnes ressources au projet FEMSE. Il s’agit entre autres du directeur adjoint de l'Administration Nationale de la Médecine Traditionnelle Chinoise, de l’ancien ambassadeur de Chine aux Comores, conseiller du Projet FEMSE, du directeur de Département de la Coopération Internationale de la Direction Nationale des Médicaments et de la Médecine et du  préfet de l’Est - Mono, président du Comité de Gestion du Site du Projet FEMSE.

 

Service de Communication du MSPS

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