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Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique

Le projet ERUDIT lancé pour rendre plus efficaces les capacités du CBRS, en éthique des protocoles de recherche en santé

Publié le : 23 mai 2019
ERUDI

Le projet ERUDIT se veut pour principale mission de renforcer les capacités du CBRS

Le projet ERUDIT (Enhancing Togo’s Review and Regulatory Competencies for Health Research), a été lancé mardi 21 mai 2019 à Lomé, par le secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche en présence de son collègue de la santé et de l’hygiène publique, le colonel AWOUSSI Sossinou. La cérémonie tenant lieu de lancement officiel de ce projet, a été couplée de l’ouverture  d’un atelier de 4 jours, sur le renforcement de capacités sur les procédures opérationnelles d’évaluation éthique des protocoles de recherche. Cette initiative réunit entre autres, les membres du Comité de Bioéthique pour la Recherche en Santé/ CBRS enseignants-chercheurs, chercheurs et étudiants.

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Le projet ERUDIT se veut pour principale mission de renforcer les capacités du CBRS, en éthique de la recherche en santé et en évaluation et suivi des protocoles et des essais cliniques et de doter la DPML, d’un outil devant lui permettre, d’améliorer de manière très significative, ses prestations dans le domaine des essais cliniques. Il est financé par European Developing Conneries Clinical Trials Partenership (EDCTP), sa mise en œuvre a été effective grâce au Comité de Biotique pour la recherche en santé (CNRS), à la Direction de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires (DPML), et à la Pharmalys et Pharma-Ethics.
La mise en œuvre de ce projet va couvrir une période de 30 mois, et sera appuyée d’un financement conséquent mis ensemble pour le CBRS, la DPML et leurs partenaires internationaux notamment Pharmalys, basé au Sénégal avec une expertise en matière d’éthique, Cohred, basé en Suisse et ayant une antenne au Kenya avec une expertise dans la gestion de ces différents projets et Pharma-Ethics, qui est un organisme basé en Afrique du sud et travaillant aussi sur l’éthique, mais dans les structures privées qui évaluent et forment les systèmes les plus faibles en Afrique Sub-saharienne.


« Le projet ERUDIT permettra de bénéficier d’un appui suffisamment long pour améliorer les compétences des membres du CBRS. Il a été financé par l’organisme qui a l’habitude au niveau mondial de financer ce type d’appui de façon à ce que dans la recherche et plus particulièrement dans la recherche en santé l’on respecte l’éthique. Nous ne pouvons pas venir violenter les femmes enceintes. Nous devons, pour répondre à cette question, sensibiliser ces femmes, en les intégrant et les en amenant à accepter de participer à notre enquête. Elles ne doivent pas avoir l’impression d’avoir été forcées. C’est ce qu’on appelle éthique», a indiqué le professeure Mireille David, présidente du CBRS-Togo, dans son intervention.


Ce projet , dont l’objectif principal est de renforcer les capacités de notre Comité, en éthique de la recherche en santé et en évaluation et suivi des protocoles et des essais cliniques , a prévu aussi de doter la Direction de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires / la DPML, d’un outil devant lui permettre, en collaboration avec le CBRS, d’améliorer de manière très significative, ses prestations dans le domaine des essais cliniques.


Le Comité Bioéthique pour la Recherche en Santé a été mis en place en 2006 par l’arrêté ministériel portant nomination de ses membres et attributions, et a été renouvelé comme prévu au tiers de ses membres,  en 2019. Il est une grande famille d’acteurs de santé, composé de chercheurs en sciences de la santé et en sciences sociales, des spécialistes en éthique, des représentants de la médecine traditionnelle, de la chefferie traditionnelle, des confessions religieuses (Catholique, Musulmane, Protestante) et de la Société Civile. Il a mis sur pied depuis 2006. Le profil des membres nommés,  répond à des critères de diversité et de représentativité de toute la population vivant au Togo.  Ainsi aux côtés de chercheurs en sciences de la santé, des chercheurs en sciences sociales, des spécialistes en éthique, on retrouve des représentants de la médecine traditionnelle,  des représentants de la chefferie traditionnelle, des représentants des confessions religieuses (Catholique, Musulmane, Protestante) et des représentants de la Société Civile.


Le CBRS se réunit en sessions ordinaires selon un calendrier préétabli une fois par trimestre et en sessions extraordinaires en fonction des besoins, pour la revue des dossiers qui lui ont été soumis. Il s’adjoint pour chaque protocole de l’expertise de personnes ressources spécialisées dans le domaine, afin d’avoir aussi un avis externe.  


Depuis sa création en 2016, le CBRS a saisi différentes opportunités de renforcement des capacités de ses membres  pris,  soit collectivement (Atelier de formation organisé par l’Organisation Ouest Africaine pour la Santé (OOAS) à Lomé en 2013), soit individuellement par la participation de membres de son bureau à des formations (sous l’égide de l’OOAS Conakry en Guinée en 2016,  Accra au Ghana en 2017), et à Dakar au Sénégal en 2018 dans le cadre de l’UNESCO. Toutefois, à l’instar de plusieurs comités d’éthique de la sous-région,  notamment ceux des pays francophones en Afrique Subsaharienne, les besoins de formation plus approfondie, formation continue et les besoins de renforcement des capacités sont réels.  Désormais, il est impérieux de mettre les Comités d’Ethique aux normes internationales, dépassant le cadre des simples déclarations éditées dans  notre chartre , en élaborant de solides  SOP  et de véritables documents de procédures, documents référentiels qui nous permettront  d’améliorer nos compétences et de fait,  de rendre plus fiable et parfaitement traçables les prestations de requises par les autorités compétentes notamment les institutions  et organismes de recherche sur le plan national, régional et international.   

C’est dans ce contexte que le Comité de Bioéthique pour la Recherche Santé (CBRS) et la Direction de la Pharmacie du Médicament et des laboratoires (DPML) ont répondu favorablement à la sollicitation de PHARMALYS, organisme privé d’appui aux structures de recherche dans les pays en développement en Afrique francophone,    de soumettre un projet de renforcement de capacités pour financement à  l’European and Developing Countries Clinical Trials Partnership (EDCTP).
Par un montage original, PHARMALYS,  a créé   le Consortium ERUDIT  pour appuyer et renforcer le CBRS et la DPML par la mise en œuvre pour une période de 30 mois d’un projet associant pour leur expertise,  les différents partenaires suivants :

« PHARMALYS organisme privé, basé à Dakar, au Sénégal menant des activités  focalisées  sur le soutien aux institutions francophones en termes de recherche clinique, formation aux activités d’audit et d’inspection, contrôle de la pertinence des analyses des essais cliniques par les Comités d’Ethique et de Recherche, le développement des SOPs et la formation en activités d’inspection ». A déclaré Madame Marième BA, représentante de Pharmalys, entité membre  consortium de mise en œuvre du projet ERUDIT, et promotrice dudit projet.
Il est à noter la présence à la cérémonie d’ouverture d’autres partenaire du consortium, entre autres, Madame Marzelle HASKINS, représentante de Pharma-Ethics, entité membre du consortium de mise en œuvre du projet ERUDIT et Monsieur Francis KOMBE, représentant de COHRED, entité membre du consortium de mise en œuvre du projet ERUDIT.

Service de communication du MSHP

 

 

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