Le Président de la République SEM Faure GNASSINGBE a lancé le Plan National de Développement PND.

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« Que retenir pour le secteur de la santé »

Le Plan National de Développement (PND), le document stratégique par lequel le gouvernement togolais veut faire du Togo une plateforme économique par excellence et assurer le développement industriel à l’horizon 2022, a été officiellement lancé ce lundi 04 mars 2019 par le chef de l’Etat, au cours d’une cérémonie grandeur nature à l’hôtel 2 février.

 

Dans son discours, Faure Gnassingbé estime que le PND n’est pas juste un plan de plus et non plus un ‘outil de théoriciens’ qui seraient les seuls à pouvoir en parler. Sa mise en œuvre, a-t-il promis, porte en elle de « grandes ambitions » notamment le partage des fruits de la croissance et la reddition des comptes à tous les niveaux.  
Le Plan National de Développement se veut un outil ambitieux qui prend en compte tous les domaines socio-économiques. Le secteur de la santé n’est pas en reste et y figure en bonne place au chapitre I titre 4.6, à partir de la page 36, intitulé « Situation du secteur de la santé/nutrition » et décrit comme suit : 

« Le défi de la disponibilité et de l’employabilité de ressources humaines adaptées aux besoins de l’économie nationale commande, si l’on veut atteindre la couverture sanitaire universelle, un investissement conséquent dans le capital humain pour d’une part, améliorer la qualité et la quantité de l’offre des services de santé, réduire les inégalités régionales d’accès à la santé et renforcer la prise en charge et les mesures de prévention de toutes les formes de malnutrition et d’autre part, améliorer l’accessibilité financière des populations aux soins de santé. Les efforts doivent être poursuivis pour réduire la part toujours élevée des ménages dans les dépenses totales de santé qui selon les comptes de la santé étaient respectivement de 58,27% en 2010, 54,42% en 2013 et 53,15 % en 20143. 
Pour y arriver, le gouvernement a entrepris de rapprocher les soins des communautés à travers la réhabilitation, la construction et l’équipement des structures de santé. Il a développé des initiatives de gratuité et de subventions ciblées. En outre, il a engagé la réforme du secteur visant à augmenter les interventions dans les zones les plus pauvres et auprès des populations les plus démunies et les plus vulnérables et ce, en réorientant les ressources vers la mise en œuvre des interventions à fort impact sur la santé des populations ». 

Cette réforme et les mesures de gratuité ont produit des résultats significatifs en termes de : 
– réduction de la mortalité infantile, En effet, les taux de mortalité infantile sont passés de 78 (MICS4) à 49‰ naissances vivantes en 2014 (EDST-III) et infanto-juvénile de 123 à 88‰ au cours de la même période ; 
– lutte contre le VIH/Sida (prévalence de 2,5% en 2015 contre 3,2% en 2010 ; 
– lutte contre la tuberculose (incidence de 58 pour 1000 habitants en 2014 contre 64 en 2012) ; 
– lutte contre la malnutrition avec une prévalence de l’insuffisance pondérale chez les enfants de moins de 5 ans de 16% en 2014 contre 26% en 2006. 

pnd

Le secteur privé de soins est peu régulé, surtout dans son implantation géographique et n’est pas toujours pris en compte dans la planification de l’offre des services. Le développement anarchique de la pratique privée informelle est nourri par des diplômés sans emploi, des travailleurs du secteur public, et même des personnes sans aucune compétence réelle, la persistance de plusieurs circuits de distribution publics des produits pharmaceutiques et l’insuffisance du contrôle du respect des normes et procédures de qualité des services. 

« Au regard de ces éléments de diagnostic, le gouvernement togolais est conscient que le système sanitaire ne répond pas pleinement aux attentes de la population en termes de soins de santé et de couverture sanitaire ». Explique le PND.

« Sur ce, le gouvernement entend faire du système de santé un facteur contributif important au développement du capital humain pour la croissance. L’optimisation de la gestion des structures publiques sanitaires et hospitalières, en particulier, la maîtrise des coûts des prestations, l’amélioration de la fréquentation des formations sanitaires et de la qualité des services à tous les niveaux, ainsi que la mise en œuvre de la stratégie nationale de financement de la santé vers la couverture sanitaire universelle (SNFS-CSU) sont les principaux défis à relever pour les années à venir. Le financement de la santé est indispensable pour créer les conditions favorables au renforcement de la réforme du système national de santé, notamment celle des hôpitaux (modernisation, efficience dans la gestion, rendement). Enfin, les défis liés à l’inégale répartition des infrastructures sanitaires et le déficit de personnel, notamment en milieu rural doivent être relevés pour améliorer l’état de santé des populations rurales ». Précise le PND.

Le grand défi pour le gouvernement est de mettre en place un socle national de protection sociale qui renforce les mécanismes d’inclusion sociale. 
Bien que le pourcentage de la population bénéficiant d’une assurance maladie ait connu une progression sensible ces dernières années, passant de 1,0 % en 2011 à 8,4 % en 20177, la grande majorité de la population togolaise continue de supporter, à travers le paiement direct, leurs dépenses de santé et encourent ainsi des risques de dépenses difficilement supportables et susceptibles de renforcer leur vulnérabilité. En effet, selon les comptes de la santé, 40,2% des ménages ont eu recours aux paiements directs des soins en 2014 contre 48% en 2010. Cette régression s’explique en grande partie par la mise en place en 2011 du régime obligatoire d’assurance maladie, géré par l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM), au profit des agents du secteur public, comprenant l’administration centrale, les collectivités locales, les organismes d’Etat à budgets autonomes et les retraités du secteur. Ainsi, l’assurance maladie ne concerne que les travailleurs du publique et du secteur formel. Les agriculteurs et les travailleurs du secteur informel sont exclus. 

Toutefois, le gouvernement a lancé plusieurs chantiers dont le plus récent est le projet d’assurance maladie qui couvre près de deux millions d’élèves depuis la rentrée scolaire 2017-2018 pour un investissement initial de près de 2 milliards de FCFA. School Assur est un projet d’assurance gratuit qui couvre les risques maladie et responsabilité civile de chaque élève au cours de sa scolarité. L’Etat est en partenariat avec les sociétés privées d’assurance qui seront chargées de mettre en œuvre ce projet
Les personnes vivant avec le VIH/Sida : le VIH/Sida demeure un facteur de vulnérabilité tant par son incidence sur l’extrême précarité dans laquelle vivent les personnes infectées et affectées, que par son impact sur les capacités des personnes touchées. Sur le plan épidémiologique, on estime à 121.000 le nombre de PVVIH en 2010 contre 110.000 en 2015 (ONUSIDA). Le nombre d’orphelins et autres enfants rendus vulnérables par le VIH (OEV) est estimé à 66.000 en 2010 et 68.000 en 2015. Eu égard aux efforts louables du gouvernement avec l’accompagnement de ses partenaires au développement, le renforcement des politiques de prise en charge est à accélérer
Comme effet attendu de ces reformes, c’est que les populations togolaises ont accès aux soins de santé/nutrition universels. Notons que L’état de santé de la population a une incidence sur son développement social et économique. A ce titre, le gouvernement entend, en lien avec le Plan national de développement sanitaire (PNDS) couvrant la période 2017-2022, comme cadre d’intervention de tous les partenaires dans ce secteur, faire du système de santé un facteur contributif au développement du capital humain nécessaire à la croissance.

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« Il s’agira au cours des cinq années à venir d’assurer à la population l’accès aux soins de santé en mettant l’accent particulièrement sur les interventions à haut impact sur la santé de la mère et de l’enfant, y compris le renforcement et la qualité de l’offre des services de planification familiale et de la santé de la reproduction de qualité. L’accent sera également mis sur les principales maladies et les situations pourvoyeuses d’invalidité et de mortalité y compris le paludisme, le VIH/Sida, la tuberculose, les autres endémo-épidémies et les maladies non transmissibles et la malnutrition. En outre, une attention sera aussi portée sur les déterminants des inégalités en matière de santé dont les origines sont sociales, environnementales et économiques et qui vont au-delà des influences directes du secteur de la santé et des politiques de santé. 
Le gouvernement entend poursuivre le développement d’une offre de services et soins de santé de qualité centrés sur le patient, accessibles à tous en mettant notamment l’accent sur la contractualisation de la gestion des établissements de santé en partenariat avec des structures non étatiques ».
L’amélioration des soins de santé contribuera au bien-être de la population et par ricochet, à une meilleure contribution à la transformation structurelle de l’économie. 

A cet effet, l’accent sera mis sur le renforcement du système de santé et la santé communautaire plus particulièrement : (i) le renforcement de la gouvernance dans le secteur de la santé ; (ii) l’amélioration du financement de la santé en vue d’une généralisation de la couverture du risque financier lié à la maladie; (iii) le renforcement des ressources humaines en santé en vue d’atténuer les besoins, de réduire les inégalités dans leur répartition et d’améliorer leurs compétences et performances ; (iv) le développement d’une offre de services et de soins de santé facile d’accès et de qualité sur l’ensemble du territoire ; (v) l’amélioration de la disponibilité des technologies sanitaires, des médicaments et autres produits de santé de qualité dans les formations sanitaires, y compris les produits sanguins labiles sécurisés ; et (vi) la disponibilité d’information sanitaire fiable et la promotion de la recherche en santé.
 « Dans la mise en œuvre de ce plan, il sera remédié aux faiblesses structurelles et institutionnelles relevées par la judicieuse intervention de l’Etat qui veillera à affecter nos ressources aux priorités de développement. Notre jeunesse, avec son dynamisme, ses attentes et ses rêves, constitue à cet égard l’incitation majeure qui nous pousse à faire plus et mieux pour maintenir l’espoir sans relâche à des lendemains meilleurs », a déclaré le Chef de l’Etat lors de la cérémonie de lancement.
Cependant, a-t-il insisté, les fruits ne tiendront la promesse des fleurs que dans un Togo de paix. Allusion est ainsi faite à la crise que connaît le pays depuis le 19 août 2017.

« Sans la paix et un environnement rassurant, nous ne serons pas capables d’attirer les importants investissements nécessaires aux grands projets structurants du PND. Si nous voulons nous affirmer comme une destination de choix pour les capitaux privés dont nous avons besoin, nous devons à tout prix préserver notre pays des soubresauts et des violences qui paralysent durablement l’économie », a-t-il indiqué, ajoutant que le PND attend de tous les Togolais des ‘attitudes’ qui favorisent un environnement propice aux investissements.

Pour information, le Plan National de Développement (PND) dont se dote le Togo  a plusieurs principaux axes notamment:
Le premier qui parle de grands investissements en matière d’infrastructures logistiques et d’affaires comme principal gisement de croissance à court terme ; le second qui fait la part belle  au développement industriel dans les secteurs créateurs de valeurs ajoutées et significativement tournés vers l’exportation (agrobusiness et manufacture) et la satisfaction de la demande interne ; et le 3ème axe qui entend prendre en compte le renforcement des capacités institutionnelles et humaines appropriées pour relever les objectifs fixés aux axes 1 et 2.
 

Service de Communication du MSHP


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