les plans nationaux de lutte contre le tabac et du cancer du col de l’utérus présentés aux parties prenantes

les plans nationaux de lutte contre le tabac et du cancer du col de l’utérus présentés aux parties prenantes

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  Dans le cadre de la lutte contre le tabac et le cancer du col de l’utérus et la mise en œuvre des recommandations du rapport des experts de la Convention cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), des plans de lutte antitabac et anti cancer du col de l’utérus élaboré et adopté sur cinq ans ont été présentés le mardi 14 février 2017 aux partenaires techniques et financiers et parties prenantes concernés par la mise en œuvre.
  Les maladies non transmissibles (MNT) constituent aujourd’hui, un véritable enjeu de santé publique et de développement pour les pays à ressources limitées déjà confrontés à la charge des maladies infectieuses notamment le VIH, le Paludisme et la Tuberculose et y compromettent sérieusement la réalisation des ODD. Ainsi, les maladies non transmissibles (MNT), sont de loin la principale cause de décès dans le monde. Elles représentent plus de 63 % de la totalité des décès annuels. La situation est très préoccupante au Togo car selon les statistiques 2013 sur la santé dans le monde, les maladies non transmissibles constituent la première cause de décès dans notre pays le Togo avec 779 décès pour 100 0000 habitants.
Le tabac est la première cause évitable de décès dans le monde aujourd’hui et il tue jusqu’à la moitié de ses consommateurs. Actuellement, plus d’un milliard de personnes dans le monde fument, soit un quart environ des adultes, et près de 6 millions de personnes meurent chaque année des méfaits du tabagisme. La consommation de tabac continue d’augmenter dans les pays en développement sous l’effet de la forte croissance démographique et du marketing offensif de l’industrie du tabac. Si les tendances actuelles se poursuivent, le tabac causera la mort de plus de 8 millions de personnes par an d’ici à 2030. D’ici la fin du siècle, il pourrait faire un milliard de victimes. On estime que plus des trois quarts de ces décès auront lieu dans les pays à revenu faible ou intermédiaire comme le TOGO.
  Le Gouvernement togolais conscient des conséquences dévastatrices du tabac au plan sanitaire, social, économique, environnemental et surtout les menaces que ce fléau fait peser sur notre système de couverture sanitaire (Institut National d’Assurance Maladie (INAM)), s’est résolument engagé dans la lutte contre ce fléau à travers plusieurs actions, notamment, la ratification, le 15 novembre 2005, de la Convention cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), la mise en place du programme national de lutte contre le tabac, l’adoption de la loi antitabac n° 2010-17 du 31 décembre 2010 et ses textes d’application.
  Ces efforts et cet engagement des autorités togolaises en faveur de la santé de la population ne sont pas passés inaperçus au niveau international. C’est ainsi que le Secrétariat de la CCLAT a apprécié les efforts des autorités togolaise en matière de lutte contre le tabagisme dans notre pays et a envoyé du 25 au 29 Août 2014 une mission d’évaluation de la mise en œuvre de la CCLAT, conformément à la décision de la Conférence des Parties (COP) et en conformité avec l’article 26 de ladite convention. Au cours de cette mission d’évaluation des besoins, l’équipe d’experts internationaux du Secrétariat de la CCLAT a travaillé étroitement, non seulement avec le ministère de la santé, les autres ministères impliqués dans la lutte antitabac, mais aussi avec les parlementaires. En dehors des autorités togolaises l’équipe d’experts a également travaillé avec le Bureau pays de l’OMS, le coordonnateur du système des Nations Unies au Togo et les autres diverses parties prenantes dans la lutte contre le tabac dans notre pays, notamment les organisations de la société civile (OSC) impliquées dans cette lutte. A la fin de l’évaluation, les experts du Secrétariat de la CCLAT ont envoyé au gouvernement togolais le rapport de l’évaluation des besoins dans lequel le Secrétariat de la Convention a communiqué les points forts et les points à améliorer dans la lutte contre le tabac au Togo. Parmi les points à améliorer, figure l’absence de plan de lutte antitabac individualisé. Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de ce rapport, il est été élaboré et adopté un plan de lutte antitabac sur cinq ans qui sera présenté ce jour.
Contrairement aux autres cancers, le tabagisme intervient peu dans le cancer du col de l’utérus où le facteur de risque est représenté par le Virus du Papillome Humain. Le  cancer du col de l’utérus est l’une des formes de cancer les plus meurtrières pour les femmes puisqu’on lui impute plus de 270 000 décès par an, dont 85% surviennent dans les pays en développement comme le Togo. 
  De plus le cancer du col de l’utérus est le 2ème cancer tous sexes confondus (14,9%) après le cancer du sein (16,6%). Au Togo, selon les estimations de l’Agence Internationale pour la Recherche sur le Cancer (IARC-GLOBOCAN) ; ce cancer est également, le 2ème cancer de la femme (24,8%) après le cancer du sein (27,6%). Il existe une forte association entre ce cancer et l’infection persistante par le Virus du Papillome Humain, surtout les types 16 et 18 qui représentent à eux seuls 70% de tous les cancers du col. Le Togo, avec l’appui de ses partenaires (GAVI, OMS, UNFPA, UNICEF) et dans le cadre du projet pilote de démonstration du vaccin contre le virus du papillome humain, a administré avec succès, deux doses  à différentes dates, du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) aux filles de 10 ans dans les districts du Golfe et de Tchamba. Ce projet pilote a offert également l’opportunité d’élaborer un plan global de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Ce plan également a été élaboré et adopté à Tsévié en décembre dernier.
« En ce jour de présentation des plans antitabac et anti cancer col de l’utérus, je tiens à exprimer au nom du gouvernement togolais toute ma gratitude aux différentes chancelleries et aux partenaires techniques et financiers pour leur appui multiforme. J’ose espérer que cet appui qui ne nous a jamais fait défaut sera encore d’actualité dans l’exécution de ces deux plans.
  C’est également le lieu d’exhorter toutes les autres parties prenantes à faire les efforts nécessaires pour que ces plans soient mis en œuvre dans leurs moindres détails afin qu’ils puissent permettre d’améliorer le quotidien de nos populations ». A déclaré le docteur TCHANILEY Ganiou, représentant le ministre de la santé et de la protection sociale à l’ouverture des travaux.
  Il faut noter que le rapport de l’OMS sur l’état de santé dans le monde en l’an 2000 a noté l’existence dans les pays en voie de développement d’une véritable transition démographique et épidémiologique. En Afrique, et en particulier dans les groupes de populations défavorisées, cette transition épidémiologique se trouve à son premier stade, celui où les maladies infectieuses restent encore une cause importante de morbi – mortalité.
                                                                                            Service de communication du MSPS

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