Les ministres de la santé ont réfléchi à de nouvelles stratégies régionales pour la sécurité sanitaire et les urgences

Les ministres de la santé ont réfléchi à de nouvelles stratégies régionales pour la sécurité sanitaire et les urgences

Sécuruté et urgence sanitaire

Partager sur :

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn

L’un des points clés de discussions à la 72e session du comité régional de l’OMS Afrique, tenues le jeudi 25 août à Lomé, est la définition une nouvelle stratégie régionale pour la sécurité sanitaire et les urgences pour la période 2022-2030.

Les situations d’urgence sanitaire font payer un lourd tribut aux systèmes de santé et aux économies des pays africains, menaçant même de réduire à néant des avancées obtenues de haute lutte au cours de nombreuses décennies. Chaque année, la Région africaine est confrontée à plus d’une centaine de situations d’urgence sanitaire. Les phénomènes climatiques, notamment les sécheresses prolongées, les inondations dévastatrices et les cyclones, ne cessent d’augmenter et sévissent avec plus d’acuité. En 2016, les ministres de la santé ont approuvé la « stratégie régionale pour la sécurité sanitaire et les situations d’urgence 2016-2020 », grâce à laquelle les États Membres ont pu se préparer aux situations d’urgence sanitaire, les détecter rapidement et y riposter avec célérité. La stratégie a ainsi aidé à raccourcir le délai médian employé pour endiguer les flambées. Cela dit, la pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) a eu des répercussions très négatives qui ont mis en évidence le besoin d’édifier des systèmes de santé résilients capables de proposer des soins de santé de qualité et de faire face aux situations d’urgence sanitaire. La présente stratégie, qui s’appuie sur les enseignements tirés de la pandémie de COVID-19, vise à atténuer les effets sanitaires et socioéconomiques néfastes des situations d’urgence sanitaire. La stratégie met l’accent sur l’édification de systèmes de santé capables de répondre aux besoins qui permettraient d’affronter efficacement les situations d’urgence sanitaire tout en garantissant la continuité des services essentiels. Alignée sur les documents stratégiques qui visent l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD) liés à la santé et des objectifs énoncés dans le treizième programme général de travail de l’OMS, la stratégie proposée porte essentiellement sur l’application des recommandations formulées à l’issue des récentes évaluations de la situation mondiale en matière de sécurité sanitaire et de gestion des situations d’urgence. 

La stratégie, retenue inclut des mécanismes de renforcement des partenariats et de collaboration multisectorielle, en s’assurant d’un investissement soutenu consacré à l’éradication de la polio et de la COVID-19. A travers cet instrument, les États membres conviennent d’atteindre, d’ici les huit prochaines années, douze objectifs devant renforcer leurs capacités à prévenir et à répondre aux urgences sanitaires. Cette stratégie entend amener « 80 % des États membres à disposer d’un financement prévisible et durable de la sécurité sanitaire, 90 % doivent mobiliser une réponse efficace aux urgences de santé publique dans les 24 heures suivant leur détection et tous les pays doivent disposer de 80 % de districts sanitaires dotés de programmes fonctionnels de prestation de services et de programme d’amélioration de la qualité ».

 « La COVID-19 rappelle à la région africaine la nécessité d’accorder la priorité à la construction de systèmes de santé résilients capables de fournir des soins de santé de qualité tout en faisant face à des urgences de santé publiqueEn investissant maintenant, nous pouvons prévenir un effondrement économique et social dans le futur », a souhaité Dr Moeti.

Cette stratégie est le fruit de consultations approfondies avec les ministères africains de la santé et d’autres institutions. La directrice régionale a signifié que les États membres se sont accordés à faire preuve de volonté politique pour mettre en œuvre la stratégie. L’Afrique enregistre le plus lourd fardeau des urgences de santé publique. Avant l’émergence de la COVID-19, les principales causes d’épidémies étaient le choléra, la rougeole, la fièvre jaune, la méningite à méningocoque, la grippe et les fièvres hémorragiques virales, dont la plupart peuvent être évitées en renforçant la vaccination de routine.

Service de Communication du MSHPAUS