L’OOAS pour une meilleure collaboration entre les praticiens de la médecine traditionnelle et les praticiens de la médecine conventionnelle.

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Les praticiens de la médecine traditionnelle restent les principaux prestataires de soins de santé primaires pour des millions de personnes dans le monde, notamment parmi les populations rurales des pays en développement. Par exemple, il a été rapporté (rapport de l’OMS 2018) que si le rapport entre les praticiens de la médecine traditionnelle et la population en Afrique subsaharienne, est de 1:500, le rapport entre les médecins et la population est de 1:40000.

Les plantes médicinales, constituent le socle de la médecine traditionnelle africaine. Elles sont utilisées par tous les types de praticiens de la médecine traditionnelle, y compris ceux qui s’adonnent au mysticisme. L’analyse économique a montré que les plantes médicinales ont considérablement contribué à l’économie et au bien-être des populations en fournissant et en générant des revenus raisonnables. Elles contribuent également à l’autosuffisance en matière de sécurité alimentaire. Ces dernières années, il est devenu de plus en plus évident que l’immense potentiel de la médecine traditionnelle peut être exploité pour contribuer à la réalisation de la couverture sanitaire universelle (CSU).

Par conséquent, afin de répondre à la demande croissante de médicaments traditionnels de qualité, de sécurité et d’efficacité améliorées, l’OMS a lancé la Stratégie pour la médecine traditionnelle : 2014-2023 avec 3 objectifs principaux :  » constituer une base de connaissances et formuler des politiques nationales ; renforcer la sécurité, la qualité et l’efficacité des médicaments traditionnels par le biais de la réglementation ; et soutenir la couverture sanitaire universelle par une intégration appropriée des services de médecine traditionnelle et de l’autosoin dans les systèmes nationaux de soins de santé « .

L’Organisation ouest-africaine de la santé reconnaît la valeur des praticiens de la médecine traditionnelle et est donc déterminée à élaborer des stratégies appropriées, visant à garantir qu’ils bénéficient d’une part juste et équitable des avantages tirés de la commercialisation de leurs produits. Dans cette optique, l’une des activités clés de l’année 2022 dans le cadre du programme de médecine traditionnelle est la révision d’un programme de formation harmonisé pour la formation et la recherche en médecine traditionnelle.

Cette réunion vise donc à rassembler les différents experts identifiés en Afrique de l’Ouest, afin d’entreprendre cet exercice d’harmonisation des programmes d’études, et de réfléchir aux résultats de la recherche moderne en médecine traditionnelle.

A l’initiative de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), les praticiens de la médecine traditionnelle et la médecine conventionnelle de l’espace CEDEAO veulent aboutir aux conclusions des travaux de Ouagadougou. Ils tiennent ce lundi 12 décembre, en terre togolaise, le
14ème congrès scientifique annuel de la médecine traditionnelle et conventionnelle. Un exercice qui se déroule pour la deuxième année consécutive à Lomé.

Les travaux de Lomé, qu vont durer cinq jours, devront permettre à établir un dialogue avec les lignes médicales de l’enseignement des aspects fondamentaux de la médecine traditionnelle dans les écoles de santé. La rencontre de Lomé s’articule autour du thème : « le rôle de la formation et de la recherche dans le développement de la médecine traditionnelle »

« Les Chefs d’Etat encouragent les systèmes de recherches et de formations concernant la médecine traditionnelle. Ils ont donné des directives portant sur l’administration des curricula harmonisés de formations des praticiens traditionnelles afin de leur permettre d’avoir la responsabilité de soin pour leur intégration», a indiqué Professeur Joseph Olorunda, Chargé de la formation générale à l’OOAS.

Cet esprit de continuité du programme médecine traditionnelle de l’OOAS permettra d’examiner la synthèse des programmes harmonisés pour la formation des praticiens de la médecine traditionnelle. Ces acteurs réfléchiront et discuteront de l’intégration de la médecine traditionnelle dans le système des soins de santé, de faciliter la formation, la rétention et la libre circulation des praticiens de la médecine traditionnelle dans l’espace CEDEAO.

Service de Communication du MSHPAUS